

A ma petite Louloutte d'Amour
Toi, petite Louloutte, petite clochette parmi les brins de Muguet, nous nous sommes rencontrées, après un magnifique voyage de 9 mois.
Nos débuts furent difficiles et voire même compromis :
beaucoup de pleurs ,de cris ,de colère entre nous mais aussi de doutes, de refus, de remords et d'interrogations de ma part...
Il a fallu se battre contre un ennemi d'autant plus redoutable qu'il m'était inconnu et qu'il se déplaçait sous le masque de la dépression du post partum ...
Aujourd'hui il porte un nom : La difficulté maternelle !
A toi ma Louloutte, toi que j'ai écartée de ma vie après ta naissance. Aujourd'hui, je voulais te remercier! Sans toi, je ne serais plus là !
Je ne serais pas là !
Tu es encore trop petite pour lire cette hommage, mais je voulais que tu saches, plus tard, que je suis une maman comblée et fière de sa petite Louloutte d'Amour!
Et que la force de notre amour m'a donné envie de créer ce site et d'aider d'autres femmes en difficulté d'amour avec leur enfant !
Cette saleté de dépression a bien failli nous éloigner à jamais! Lorsque je pense à ces premiers moments de notre vie, c'est dur...encore trés dur!
Ma chance: celle d'avoir été entourée dans cette épreuve.
Dans un premier temps, je me suis confiée avec difficulté et angoisses (car il n'est pas évident de mettre des mots sur ce drame)
à un groupe de mamans dans un forum de discussions.
Je ne les remercierai jamais assez pour cette main tendue, pour cet appel au secours entendu et pour leur patience et compréhension...
Petit à petit, on m'a parlé d'une unité mère-enfant particulière et unique ,spécialisée dans l'écoute et le soin de cette détresse:
la Maternologie de Saint-Cyr, dans le département des Yvelines
ainsi que de son fondateur:
le pédo-psychiatre Jean-Marie Delassus
lui même entouré de toute une équipe de psychologues et infirmières.
Je me souviens de ce jour, où fébrilement, j'ai composé leur numéro de téléphone....
J'étais si mal, si angoissée, comme si je mourais d'une asphyxie lente,comme si je m'éteignais tout doucement sans faire de bruit, sans même que mes proches s'en aperçoivent ...
Et puis très vite, en entendant la voix du psychologue qui m'y encourageait sans m'obliger, je me suis laissée aller aux confidences. Dans une longue coulée de larmes, le flot inondant mon visage!
J'étais entendue, j'étais enfin comprise peut être même devinée:
Non je n'étais pas folle!!!!
Non je n'étais pas une mère indigne!!!!
J'étais toujours un être humain capable de s'en sortir: j'étais juste en difficulté et j'avais le droit de l'être!
Et cette personne, cet inconnue au bout du fil me le disait ou plutôt me le confirmait tout simplement en ne raccrochant pas !
Aujourd'hui, par le biais de ce site, je tenais à remercier cette femme : Mme Dutray
qui ce jour là, a pris sur son emploi du temps, de longues et précieuses minutes pour me parler, me rassurer, et me conseiller...
sans se soucier à aucun moment, du temps qui s'écoulait.
Le temps paraît interminable, lorsque nous sommes en depression.
Le temps se fige et nous restons là : coincée entre ce qui fut et dont le souvenir nous est interdit car trop destructeur et ce qui ne peut pas être et ne sera peut être jamais!
Un jour on se lève et l'on se surprend à sourire, à rire même et en l'espace de quelques minutes,on s'écroule de nouveau :complètement anéantie, pire même désespérée!
Le chemin est long avant d'entrevoir la sortie du tunnel:
un suivi psychologique est nécessaire, souvent douloureux, faisant ressurgir des terreurs bien enfouies au plus profond de nous...
Mais toutes ces galères, ces larmes, ces mots jetés en désordre finissent par laisser place à un soleil radieux, un ciel bleu sans nuage!
Ne baissez pas les bras!!!! Accrochez-vous à la vie!!!!
Accordez-vous le droit d'être aidée, l'enfer ne se traverse pas seule!
Un merci particulier à Nadège, qui a toujours été présente quoiqu'il arrive! Je lui suis reconnaissante pour tout ce qu'elle a fait pour nous.

